
mercredi, novembre 21, 2007
Soutenons les Hooded Moon!

mercredi, août 08, 2007
Vapeur Mauve N°1 : Le courrier des lecteurs
Si vous avez appreciez Vapeur Mauve, n'hésitez pas à nous envoyer des courriers à l'adresse suivante : courrier@rock6070.com.lundi, juillet 23, 2007
Scène Rock Francaise : The Dadds "French Kiss" 2007

Scène Rock Francaise : Premier 45Tours des Second Sex dans les bacs!!!!!

A la première écoute, on regrettera d'entrée que ce premier single ne comporte pas ce monument qu'est Licks My Boots, ni cet hymne garage Je ne suis pas une fille facile. N'empêche que, ils ont au moins le mérite de se mettre en danger avec deux nouvelles compositions testées en live. Et ca fonctionne à merveille.
Mon Autre Coté, face A, est un condensé de ce que savent faire ces 4 garcons. Rythme emballant, entêtant soutenus par des riffs qui appuient là où ca jubile. Mais l'on préferera cette somptueuse face B, Love's Gone Bad, parfaitement construite. Au refrain saccadé pour mieux exploser, sorte de ballade pop qui ne demande qu'à être dynamiter sous les assauts de cette guitare nourris aus sons des Ramones. En quelques sortes, un morceau Kinksien sous influences punk. C'est tout dire....
Preuve en est, n'en déplaise à certains, qu'il est redevenu interessant de chasser le 45 Tours, même en 2007. Rock not dead.....
samedi, juillet 14, 2007
Vapeur Mauve N°1, l'aventure commence!


Ou quand une belle bande de cintrés de la musique des sixties et seventies passent des heures, café sur café, nicotine par nicotine, à vous torcher le meilleure magazine sur le rock!
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vendredi, juin 29, 2007
Le Coin Des Sorties: Icky Thump The White Stripes, 2007

Putain!! Que dire après l’écoute de cet album! Si ce n’est qu’il va en décontenancé plus d’un. Aussi bien les amateurs du Stripe traditionnel, au blues lourd et sauvage, que ceux du très pop Élephant. Car ici Jack et Meg donne un sacré coup de pied à toutes ces perle qu’ils nous ont pondu au fil de leurs albums, histoire de dépoussiérer les toiles d’araignées qui encombrent les Strokes ou ces infâmes Oasis, incapable de dépasser leur génie d’un soir. On a affaire ici à un véritable disque empreint de psychédélisme, à la fois buriné et sous acide. Rien d’autres.
Ceux qui ont été déçu comme moi par le dernier opus du duo, trompé par un single d’enfer avec Blue Orchid qui annoncé pourtant la couleur, vont être très vite partagé entre la déception ou le génie. Après son intermède salvateur au sein des Raconteurs, au passage l’un des meilleures album de l’ère 2006, véritablement Zeppeliniens dans l’âme, Jack White nous livrent ici un opus totalement décalé, où pour une fois la batterie de Meg est salvatrice, mais où évidemment la guitare de Jack atteint encore des sommets.
Dès l’intro du disque, sur ce somptueux premier titre bourré d’effet du meilleure genre, Icky Thump où Jack promène son arrogance le long de ses solos sauvages de guitare menaçante, la voix très Zeppeliniene à nouveau, le duo annonce la couleur. Sur plus de 4mn, nous avons droit à une fioriture de guitare saturée et distordue, le tout sur une batterie des plus tendues. Les deux titres qui suivent font sans doute partie de ces morceaux les plus faibles de ce qu’ont proposé les White Stripes, pour autant la guitare de Jack continue son exploration dans les aigus, et sauvent ces deux titres de la noyade pop.
Et puis vient l’inconcevable sur ce 4éme titre, Conquest . Ici terminé les chansons de moins de deux minutes qui envoient la sauce, finis la guitare hyper référencé blues de Jack. Non on passe à autre chose, on avance dans l’histoire et on se trouve face à un blues psychédélique des mieux inspirés, qui évoluent logiquement, sous cette batterie lourde et basique, et grâce aux éclairs de cuivre, vers une progression musicale des plus impressionnantes. On est transporté par ce morceau qui n’en garde pas moins sa violence. Qui est justement confirmé par le titre suivant, Bone Broke, sans concession.
La plage 6 en surprendra plus d’un, Jack et Meg s’engonçant dans une ballade irlandaise totalement incongrue Prickly Thorn, But Sweetly Worn, mais à peine le temps de se demander où l’on tombe qu’un véritable magma psychédélique vient poursuivre le morceau, transformant cette atmosphère irlandaise sur d’autres cieux, où la saturation est à son comble. Impossible d’en ressortir indemne. Little Cream Soda reprend les choses là où le groupe a bâti son succès, sur ces trois premiers albums. Blues très lourd et appuyé, mais le groupe affiche son ambition, continuer à explorer les territoires belliqueux et les chemins tortueux du psychédélisme, on commence à perdre pied dans cette atmosphère malsaine et sulfureuse. Rag And Bone envoie la sauce comme au bon vieux temps, et invite l’auditeur sur la piste de danse pour pogoter dans tous les sens. On retrouve ici l’arrogance des White Stripes à son maximum.
Le final du disque est révélateur. Jack emmène sa vision du psyché sur des territoires rarement visités. Point de temps mort, des variations musicales comme pas possible, une guitare toujours aussi sauvage et des touches de nappes d’orgue confère à ce disque cette ambiance étrange de souffre et d’espoir. Jack semble nous dire à travers sa musique que tout est encore possible, que tout tiens à nous, le monde est entre nos mains. Ne reste qu’à le jouer…
Catch Hell Blues nous rassure sur les ambitions du combo, on ne délaissera pas le blues crados , mais on lui assurera une touche de modernisme et d’acidité. Toujours plus de distorsions, Jack nous prouve encore une fois qu’il est sans doute le dernier guitar hero de l’histoire du rock. Et les White Stripes LE groupe majeure de sa génération. Le seul capable d’avancer au fil des albums et d’affirmer un son unique. Icky Thump n’est qu’une parenthèse hautement psychédélique, qui laisse entrevoir des possibilités infinies à ce duo. On a hâte de voir la suite!!!!!!!
http://fr.youtube.com/watch?v=0IBE5fcjWzk
http://fr.youtube.com/watch?v=pWojGxdYNug
vendredi, juin 22, 2007
Le Coin Des Collectionneurs : EP francais des Bain Didonc , 1966, Riviera 231 177, Cotation : 500Euros
« Quatre Cheveux dans le vent »….qui n’a jamais entendu cette reprise fantastique du « A hard Day’s night » des Beatles ne peut comprendre l’importance du mouvement psychédélique en France.On ne peut pas parler des Bain Didonc sans faire un bref retour en arrière, aux origines du groupe. C’est à l’automne 1963 que Richard De Witte ( batterie), Jacky Guérrard ( piano) et Serge Koolenn ( guitare)décident de créer un groupe de rock’n’roll en hommage aux Beatles. Henry Séré prendra la basse et sous la dénomination amusante, les Peatles, feront le tour des MJC et des tremplins rock. Ils remportent ainsi Le Concours de Rock de Radio Luxembourg en 1964, avant celui de la Locomotive où ils battent, excusez du peu, les futures Problèmes.
Leurs prestations scéniques sont un vrai succès, ainsi que leur mode vestimentaire hérité des mods. En 1965, J.Guerrard quitte le groupe, remplacé derechef par Jean Pierre Demetri à la guitare. Les Peatles deviennent tour à tour les Peetles puis les Piteuls. Pour finalement se dénommer sur les conseils de Charles Trenet les Corsaires en 1966. En effet, difficile d’enregistrer un disque sous le nom des Peatles, les maisons de disques étant trop frileuses à l’époque.
C’est donc en 66 que sort chez Riviera le premier essai discographique du groupe, renommé pour l’occasion les Bain Didonc et adoubé d‘un nouveau claviériste Jean jacques Kravietz, qui donne à leur musique une autre dimension. Une pépite psychédélique dans la mouvance du swinging London, « Marcelle » couplé à la fameuse reprise des Beatles, et à 2 titres que je n’ai jamais eut, malheureusement, la chance d’entendre, « Achetez notre disque » et « Taré…Zon ». Tout un programme!!!!! Mais quel morceau géant que ce « 4 Cheveux dans le vent » et cette guitare caverneuse au relent garage.
Ils deviennent ainsi les chouchous du Golf Drouot et se payent le luxe de faire la première partie des Kinks puis des Rolling Stones à l’Olympia en 1966. En 1967, le groupe se dissout peu à peu, Demetri et Kravietz lâchant le navire tour à tour. Malgré l’arrivée de Jacques Mercier des Rockers, cet Ep sera le seul essai discographique du groupe. Un effort discographique qui est très difficile à se procurer même sur le net.
En 1968, sous l’appelation des Jelly Roll, le groupe sortira chez Polydor quelques singles dont le phénoménale « Je travaille à la caisse ». Vous pouvez par chance tomber sur le Bain Didonc sur l'excellente radio US Beyond The beat Generation, ou sur la compil' hautement recommandable "Psychédélice", difficilement trouvable également.
Leurs chansons sont essentielles pour qui veut comprendre et entendre le psychédélisme français, toujours très ironique et bardé de guitares acides. Pour la petite histoire, on retrouvera Serge Koolenn dans le pitoyable groupe « Il était une fois » qu’il aura co-fondé avec Richard Dewitte, comme quoi…..